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Janvier 2009 : 10 questions à Guillaume Sarthoulet



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Retrouvez ce mois-ci le Responsable du pôle Publicité de Mistergooddeal.com

 

Quel est votre parcours online ?
A titre personnel, j’ai découvert Internet en 1998, j’étais alors au lycée. A l’époque j’y regardais les sites de musique. Ensuite j’ai eu ma première connexion en 2000. A ce moment-là j’étais dans une école de commerce et j’ai créé un site web qui parlait des résultats sportifs des différentes équipes de l’école.
Du coup, dès le début de ma carrière, j’ai travaillé sur le Web. J’ai fait mon premier stage chez Sporever, puis un autre à la Française des Jeux… Et depuis l’été 2004, je suis chez Mistergooddeal.

Quel est le dernier site que vous avez visité avant cette interview ?
C’est le site de l’équipe.fr pour voir les résultats de sports d’hier.

Quelle est la dernière pub sur laquelle vous avez cliqué ?
C’était purement professionnel. C’était une pub Mistergooddeal, une campagne que l’on fait actuellement pour les soldes sur Free. J’ai cliqué dessus pour voir et vérifier que tout fonctionnait bien.  Et ça fonctionnait bien.

Quelle part représente le Web dans vos investissements publicitaires ?
Difficile de vous donner un chiffre précis. Mais c’est largement plus de 50%. Le reste étant quasi-exclusivement de l’investissement publicitaire sur la télévision. Et si on fait de la pub à la télé, c’est surtout parce que l’on fait partie du groupe M6 et que l’on peut donc être présent sur les écrans à des conditions très intéressantes.
Et a priori, cet équilibre entre Web et télé va rester le même dans les mois qui viennent. Parce qu’il y a plein de choses à faire sur Internet, des poches, des territoires à conquérir. Nous n’avons pas encore pu le faire faute de budget. Nous allons donc nous y atteler. Avec une idée qui est toujours la même vis-à-vis de la pub : nous faisons des ventes sur le web et de l’image, de la notoriété à la télé.

Pouvez-vous nous parler de votre stratégie Web pour l'année à venir ?
La stratégie 2009 s’inscrit dans la continuité de 2008. Beaucoup d’investissements sur les moteurs de recherche, une tendance assez stable sur les comparateurs de prix, une tendance aussi stable sur l’affiliation mais un gros effort sur le recrutement de la base de données.

Comment vous situez-vous sur Internet par rapport à vos concurrents ?
Je dirais qu’en matière de pub sur Internet nous sommes au même niveau d’expertise que nos concurrents pure players et que nous sommes peut-être un peu en avance sur les non pure players car nous internalisons la plupart des compétences du marketing-online.
Aujourd’hui, ce qui nous différencie, c’est que le fait de faire des investissements publicitaires rentables est inscrit dans notre ADN. Plus que tous les autres, nous voulons avoir un vrai retour sur investissement dans toutes nos actions de marketing direct.

Quels sont les objectifs de votre / vos site(s) web ?
Le but il est simple : on fait de la pub à la télé pour la notoriété et on fait de la pub sur Internet pour faire des ventes. Donc sur Internet, il faut que nos pubs soient le plus proches possibles du lieu, du site où le consommateur finalise l’acte d’achat. L’idée est de se positionner sur les grands carrefours d’audience qui influencent cet acte d’achat. Cet acte, il commence sur les moteurs de recherche et il se finalise sur les comparateurs de prix. Il faut donc que nous soyons là, mais aussi sur tous les sites qui donnent les conseils et les bons plans sur les achats.

Quelles expériences avez-vous menées en communication online (formats, canaux, ...) ?
L’idée encore une fois c’est d’être rentable. Donc on fait très peu de display, parce qu’on ne trouve pas de rentabilité sur ce type de format.
En revanche, nous faisons un peu de rich media, en particulier sur Free, où nous avons mis du son sur les créations.
Et puis nous avons fait des tests de créations plus orignaux sur Google. Avec des copies de nos pubs télé ou des présentations de nos meilleurs produits en vidéo. Mais une fois de plus, les volumes sont assez faibles. Mais, la vidéo pour nous c’est un vrai investissement. Nous faisons partie d’un groupe audiovisuel. La vidéo est donc quelque chose que nous voulons développer de façon naturelle et nous allons persévérer même si la rentabilité n’est pas là tout de suite.

Faites vous du cross media dans votre stratégie Web ?
Nous voulons faire en sorte que nos campagnes deviennent de plus en plus interactives. De façon générale, nous ne faisons de la pub à la télé que dans des périodes où nous avons une très forte activité sur nos sites. Ces périodes sont celles aussi où l’on augmente nos budgets online. Par exemple, en juillet, nous lançons une campagne pub à la télé, nous accroissons aussi notre présence sur Google, avec dans les créations la notion « vu à la télé ».

Quelle est la dernière chose qui vous a fait rire sur Internet ?
C’est un site qui s’appelle akinator.com.  C’est assez génial. En gros vous pensez à quelqu’un dans votre tête. Le site vous pose des questions et devine à qui vous pensez. C’est très bien fait, étonnant et vraiment très drôle.

Comment voyez-vous votre marque sur le Web dans 10 ans ?
C’est un peu de la science-fiction. Mais je vois la marque Mistergooddeal comme un leader des sites d’équipement de la maison sur Internet. Je la vois comme un des sites reconnus en matière de qualité de services et dans le top 5 des sites de e-commerce dans 10 ans.

Quel serait pour vous en termes de communication l'indicateur idéal sur Internet ?
Nous, on investit dans la pub pour avoir du chiffre d’affaires. L’incidence du clic sur le CA on la connaît. Ce que l’on ne connaît pas ce sont les incidences directes de la vision d’une publicité. En clair : on mesure mal les aspects post-impression.
Ce que l’on nous dit actuellement, c’est qu’à partir du moment où l’internaute est allé sur la page où figure notre bannière, cette dernière a été vue. Mais si elle est placée en bas ou sur le côté, ce n’est pas forcément le cas : elle peut être chargée mais pas vue. Donc on attend avec impatience des outils qui seraient capables de nous donner des indications plus fiables là-dessus.

Quelles sont vos attentes par rapport à la publicité online ?
C’est faire du chiffre d’affaires bien sûr, mais ça peut aussi être générer du trafic. C’est particulièrement vrai à certaines périodes clés. Par exemple, le premier jour des soldes est pour nous un enjeu capital. Ce jour-là, le but c’est d’abord d’attirer un maximum de monde sur le site avec une vision moins court-termiste  sur le chiffre d’affaires.

Quelle est votre actu la plus récente en termes de communication online (votre actualité d'annonceur sur le Web) ?
C’est une campagne spéciale solde. Elle actuellement sur Free et sur M6.fr et on vient de lancer la phase 2 qui correspond à la deuxième démarque.