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Décembre 2009 : Repensons la confiance numérique



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Une année qui s’achève et avec, le constat qui s’impose : nous avons traversé une vraie dépression et nous revenons de loin. Et bien malin celui qui saura dire si nous sommes encore dans le tourbillon, dans l’œil du cyclone ou dans la traîne de cette tempête ! Malgré tout, je n’hésite pas à affirmer que si le temps n’est pas au beau fixe, l’horizon se dégage lentement…

 Pourquoi ? Parce que nous avons à notre disposition des outils (le Net, le Mobile, le 2.0, les réseaux) et des femmes et des hommes, experts,  capables de comprendre d’analyser et de mettre en place des nouveaux modèles de croissance.

Mais de quels modèles s’agit-il ? Il s’agit, à mes yeux, d’une « réalité souhaitée » mais encore délicate à positionner sur l’échiquier de l’économie numérique. Je veux parler de la confiance numérique.
Ne vous méprenez pas, ce n’est pas un nouveau logiciel de « sécurisation forte » ni un amendement pirate de la Loi sur l’économie numérique ou le préambule de la loi HADOPI 3. Il s’agit juste de la nécessité de repenser les fondamentaux de la confiance entre les marques, les internautes et le média.

Si on s’accorde à dire qu’il y a un « avant » et un « après crise », au même titre que l’on constate un « avant » et un « après iPhone », il est clair que les entreprises devront s’adapter à cette nouvelle donne dont la « confiance numérique » sera le moteur.

En effet, la prochaine vague de croissance dans le monde digital sera initiée par l’usage du média et non pas par le nombre d’utilisateurs. Cela signifie que les perspectives de croissances seront issues du développement des services Web 2. Ce qui revient à dire si promesses  il y a sur le média, elles devront être tenues, quelque soit le monde d’où elle viennent, virtuel ou réel, dans le respect des usages et de l’éthique.

Mais ces perspectives nouvelles  ne pourront voir le jour sans respect des fondamentaux du web que nous connaissons tous. Je veux parler de la garantie de la qualité de service, la protection des mineurs, la prévention contre le vol et la protection de la vie privée et des données personnelles.

Autant de points qui seront les fondations de l’économie numérique de demain et que les acteurs que nous sommes doivent gérer dans une démarche d’auto-régulation forte pour éviter une législation «tous azimuts», génératrice d’une forte destruction de valeur et d’image.

Bonnes fêtes à tous,

Jérôme de Labriffe
Président de l’IAB France