AdBlock

Etude sur les Adblocks : Présentation de la V2 !

Le deuxième baromètre publié le 22 novembre 2016 à l’occasion du colloque annuel de l’IAB France « Consumer First » révèle une augmentation de 20 % du taux d’adoption des adblocks sur le marché français depuis janvier 2016. Il est ainsi passé de 30 à 36 %. Sur un échantillon de 11 701 personnes représentatives de la population française, l’étude fait apparaître une augmentation de toutes les tranches d’âge, notamment les 25-34 qui est une cible privilégiée des annonceurs. Les seniors s’emparent également du phénomène. L’ordinateur portable reste le premier appareil équipé avec 70 %, tandis que l’on note une diminution d’utilisation d’adblocks sur les téléphones mobiles et les tablettes avec respectivement 13 et 12 %. Dans le même temps, le nombre d’utilisateurs d’adblocks ayant décidé de le désactiver passe de 5 à 9 %.

 

Par ailleurs, sur 4 155 personnes intérrogées équipées d’adblocks, on passe de 56 à 59 % de personnes qui désactivent son adblock temporairement. Sur ces 59 %, 84 % le désactive pour accéder à du contenu (contre 62% en janvier) et 28 % pour soutenir les sites (contre 13 % en janvier). Ils sont 50 % à demander moins de répétition des mêmes publicités. Les personnes les plus âgées supportent moins bien ce harcèlement. Pour les jeunes, c’est plus l’encombrement et le nombre de formats sur une même page qui les dérangent.

Cette étude met en avant l’importance de faire une réelle éducation du marché et un travail de pédagogie pour aller vers une publicité plus raisonnable. C’est le rôle de l’IAB qui participe au projet Coalition for better ads, avec 18 grands acteurs du digital comprenant associations et annonceurs. Une charte de bonnes pratiques devrait voir le jour dans quelques semaines. En attendant, cette étude démontre un début de prise de conscience des consommateurs.

Concernant l’exploitation des données personnelles, sur les 11 701 personnes interrogées représentatives de la population française, 88 % des internautent affirment être dérangés. C’est d’autant plus marqué chez les seniors. Pour 78 % des français, l’essentiel c’est que cela soit bien intégré sur le plan légal.

 

 

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